Environnement
L’élimination progressive des automobiles à moteur thermique permet naturellement de baisser le niveau de pollution atmosphérique lié aux transports. La bonne formule ? Pas vraiment, car la baisse de cette pollution a pour effet d’accélérer le réchauffement climatique.
Leur part augmente chaque année un peu plus : les SUV, mode venue des États-Unis il y a 25 ans convainquent toujours plus d’acheteurs. En 2023, près de la moitié des voitures vendues étaient des SUV. Et ça n’est pas une bonne nouvelle pour la planète, car cette tendance à l’alourdissement des véhicules réduit à néant les gains d’efficacité du parc automobile.
Selon le Bureau du Plan, la Belgique sera incapable d’atteindre ses objectifs de réduction carbone à l’horizon 2030, et ce principalement en raison de la contre-performance des transports. La recommandation : basculer vers la voiture électrique dès 2029 au niveau national. Réaliste ?
En Belgique, les zones de basses émissions sont en place dans plusieurs villes. Et ce sera probablement aussi le cas bientôt en Wallonie puisque la Région vient de remettre cette compétence dans les mains des localités. Mais que risque-t-on comme amende dans une LEZ, surtout après la 3e infraction où les choses se corsent nettement ?
Au départ, la Wallonie souhaitait instaurer une immense zone de basses émissions (LEZ) pour éliminer progressivement les voitures les plus polluantes. Il n’en sera rien. Le décret a été abrogé, ce qui signifie que toutes les voitures peuvent circuler librement, quel que soit leur niveau d’émissions. Une victoire ?
La Wallonie adopte un principe de répression vis-à-vis des automobilistes. Outre le projet d’adoption d’un nouveau type de radar, le Gouvernement régional a de son côté adopté un projet pilote de limites de vitesse dynamique. Il s’agit donc de limitations de vitesse variables en fonction de la météo et que les radars pourront identifier.